NOUS AVONS ECRIT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE le 26 mai 2012 - UPTP

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NOUS AVONS ECRIT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE le 26 mai 2012

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le 26 mai 2012

    NOUS AVONS ECRIT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 
 


Union des Professionnels du Transport de Personnes    
VLTP – AUTOCARISTE – VEHICULE DE TOURISME
Association loi 1901 N° W783001060

Ivry sur Seine le 29 mai 2012



A L’AIMABLE ATTENTION DE
MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

Monsieur le Président,

Nous représentons les VLTP (Véhicules Légers dédiés au Transport de Personnes), appellation consacrée par la DDE à notre profession. Ce sont des entreprises sous licence qui disposent de véhicules de transports assis de personnes de moins de10 places. Nous représentons également quelques entreprises d’autocaristes de petites taille. Nous avons des adhérents à travers tout le territoire français (hexagone et DOM).

Notre rôle est de représenter notre profession, avec ses doléances, ses souffrances et ses espoirs, et aussi son potentiel pour le développement économique, et les opportunités qu’elle offre pour la création de l’emploi.

Le rôle des responsables ministériels n'est-il pas de nous recevoir et de nous écouter, afin d'entendre ce que nous avons à proposer ?
Nous possédons des licences de transport public de personnes et sommes constituées en entreprises pour exercer notre activité. Nous offrons des solutions très variées, entrant dans la sphère du transport écologique et des déplacements partagés, et présentons également des solutions à titre de relais des équipements collectifs des transports réguliers. Notre grande capacité d’adaptation nous permet de satisfaire aussi bien les besoins particuliers et spécifiques des citoyens des grandes villes que ceux des communes les plus enclavées. Les touristes et visiteurs de France apprécient pleinement nos services. Nous avons la capacité de chercher et de trouver des niches de marché à l’intérieur comme à l’étranger et d’y consacrer les moyens nécessaires.

Hélas, nous avons perdu beaucoup de temps et notre secteur est encore à ce jour marginalisé. Nous souffrons en effet de mesures discriminatoires et préjudiciables pour l’exercice quotidien de notre travail, ce qui rend hypothétique toute perspective de développement.

Pendant des années et devant nos incessantes demandes pour être écoutés, nous n’avons eu comme seule réponse que le dédain voire le mépris. Nous avons passé ces longues années, perdues pour le secteur, à faire des suppositions sur les enjeux qui empêchaient nos responsables publics de nous recevoir et de nous écouter, sans qu'aucune raison valable ne nous apparaisse...

Et pourtant, c'est remplis d'espoir que nous avions frappé à leur porte. Plein d'espoir mais aussi porteurs de solutions et de propositions pour le développement de l’emploi, avec notamment des perspectives de création de milliers d’emploi, sans demande d'aucune subvention. Nous espérions être bien reçus, si l’on observe comment des groupes financiers obtiennent des millions d’euros ’aides pour des promesses souvent non tenues de création de quelques centaines ou même quelques dizaines de postes de travail.

Nous ne demandions du gouvernement que le respect des règles et des lois régissant le secteur, au constat qu'il y avait tant de passe-droits et de discriminations incompréhensibles. Car bon nombre d’obstacles se dressent contre notre visibilité et contre l’exercice serein de notre profession :

- Les citoyens usagers ne sont pas au courant de notre offre de service dans les gares et les aéroports contrairement aux autres professions de transport, taxis, bus et train, bien visibles pour leur part. Pour que les usagers puissent exercer leur liberté de choix, il faudrait qu'ils soient informés de l’ensemble des services offerts, en conformité avec les règles de la concurrence.

- Il nous était jusqu’à récemment interdit de circuler dans les couloirs dits de bus qui sont dédiés également aux taxis. Alors qu’ils sont «transports publics de personnes», tout comme nous le sommes... Pourquoi l'usager qui nous choisit devrait-il se trouver discriminé par l'interdiction de prendre les voies rapides qui nous a été faite ? Il a fallu beaucoup de temps et beaucoup d’efforts pour arriver à être juste «tolérés» sur ces voies.

- Nous sommes interdits de stationner même pour charger nos clients, dans les enceintes des gares, sous peine de lourdes amendes.
- Dans les espaces aéroportuaires, personne ne peut dire actuellement quel doit être notre comportement dans les enceintes des aéroports. Les règles sont complexes, avec des contours flous, et mènent à des situations où stationner pour charger ou décharger nos clients se déroule sous le risque et l’humeur des contrôles. A l’issue des réunions entre quelques syndicats et la préfecture sont éditées des circulaires ajoutant à chaque fois de nouvelles contraintes. Les règles s’ajoutent les unes aux autres et souvent se contredisent.

Nous souffrons également d’une exclusion injustifiée et injuste de nos entreprises de transport et finalement c’est le citoyen usager ainsi que les budgets de la couverture sociale qui en font les frais.

En effet, les Caisses Primaires d'Assurance Maladie nous refusent le conventionnement. Il est arbitrairement limité :
* aux taxis pour des courses basées sur une grille tarifaire (le forfait est pourtant une pratique interdite pour le taxi)
* aux ambulances qui coûtent cinq fois plus que ce que pourra facturer un VLTP.

Pourtant les textes stipulent que les catégories suivantes sont concernées :
+ L’ambulance
+ Le transport assis professionnalisé, véhicule sanitaire léger et taxi
+ Le transport en commun terrestre etc..

- Pour développer le covoiturage, plusieurs régions affectent des fonds importants au développement d’applications et de sites Internet avec des gros budgets de promotion. Ces applications sont soit détournées par des clandestins qui se présentent comme usagers et vendent des voyages, soit simplement rejetées par les usagers compte tenu du climat d’insécurité.

Nous proposons la responsabilité du développement du covoiturage à travers des formules de partenariat avec les communes, où le transporteur y est une entreprise connue, et qui forcément se sent responsable du confort de la ponctualité et de la sécurité des usagers. Nous plaidons pour le développement des navettes partagées, qui sont un covoiturage responsable et créateur d’emploi au lieu du covoiturage anonyme, et niche de clandestins et d’insécurité.

Beaucoup de nos autres propositions portant sur le désenclavement des communes et le développement des relais aux infrastructures et modes de transport public sont restées lettres mortes.

Comme vous pouvez le constater, des éléments de blocage, de méconnaissance, d’exclusion et d’ignorance de notre problématique font que notre secteur reste sous développé, et c’est notre économie qui manque ainsi une occasion de créer des milliers d’emploi. En effet, alors que nous sommes 5000 entreprises au total en France (dont 60 % avec un seul véhicule) la région de Londres à elle seule détient 45 000 véhicules de transport public de personnes. Il est temps que les pouvoirs publics nous accordent leur attention.

Actuellement la profession se trouve devant un vrai problème au niveau des conditions d’accès. En effet pour devenir transporteur plusieurs possibilités existent :
- avoir la capacité, et c’est très difficile et coûteux
- présenter une demande de licence à titre accessoire et c’est une simple formalité
- avoir une carte professionnelle de taxi
- avoir une licence voiture de tourisme (Atout France) sur demande

L’explication de ces contradictions provient du fait que chaque mode d’obtention de cette même licence résulte de rapports de force totalement extérieurs à la logique de la profession.

Par ailleurs, le transport LOTI dispose d'une réglementation complexe et inapplicable pour les VLTP et finit par être un terrain propice aux exceptions et la prolifération de clandestins.

Notre profession est non représentée au niveau des instances publiques. Nous avons en résultat des mesures, ou non-mesures, de l’administration publique qui fait de notre profession un secteur «fourre-tout», dans lequel sont introduites des règles et circulaires pour amorcer des conflits sociaux ou professionnels, en tout cas extérieures à la logique qui devrait seule régir le secteur.

Notre secteur d’activité peut et doit être structuré pour qu’il ait toute sa place et sa responsabilité dans l’effort de développement. Il faut cesser de marginaliser notre profession et ne la considérer que comme facteur de régulation de conflits et noeud de contradictions non assumées par ailleurs.

Il ressort de l'ensemble de ce constat que nous avons un secteur qui devrait être une locomotive pour le développement des TPE et à fort taux de création d’emploi. Plus de 80 % des déplacements en France sont assurés par les particuliers. C’est un vaste marché à conquérir et autant de niches d’emplois et de ressources fiscales. Pour atteindre ce but nous avons en ce qui nous concerne à la fois une vision claire de la situation et l'énergie nécessaire.

Une meilleure assise de notre profession serait par ailleurs grandement profitable à un grand nombre de citoyens, car les services que nous offrons sont des services souples, adaptables, sécurisés et très pratiques.

Nous mettons notre espoir dans le nouveau gouvernement et nous espérons sincèrement une écoute attentive.

L’UPTP et à travers elle, l’ensemble des entreprises de transport public qu’elle représente, attendent avec confiance une suite à notre lettre.

Restant à votre entière disposition,
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux.


Pour l’Union des Professionnels de Transport de personnes (l’UPTP)   Président de l’association   Nour Eddine FAKIR
www.uptp.fr    


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