L'HEURE DE VERITE (edito de fevrier 2012) - UPTP

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L'HEURE DE VERITE (edito de fevrier 2012)

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L’heure de vérité



Pour mieux organiser notre structure et assurer la bonne marche de notre union, il est très important d’établir au préalable le constat de notre positionnement dans le marché du transport de personnes.

Dans le cadre de la crise économique et financière actuelle que traverse le pays et toute l’Europe,  deux manières d’analyser les faits se présentent

La première est d’expliquer toute variation d’activité sous l'angle de la crise et de ses effets sur le pouvoir d’achat des particuliers et sur la dynamique des entreprises. Cet optique offre  peu de marge de réflexion et peu de marge de manœuvre puisque les causes échappent à notre volonté et nous ne pouvons que subir, en essayant d'en limiter au maximum les effets négatifs. En tout état de cause notre conscience est à ce niveau tranquille, puisque nous ne sommes pas responsables de la situation.

Cette lecture apparaît non seulement comme erronée et indéfendable mais prouve également  une certaine paresse dans la réflexion et le discernement.

La deuxième grille de lecture de la situation qui me semble la plus juste se base sur l'examen de la situation du marché du transport de personnes. Ce marché se présente de la manière suivante


 
 
 
 

Ces chiffres montrent que la marge de manœuvre pour les entreprises de transport de personnes (LOTI) est immense. Et je serai tenté de dire que c’est justement parce qu’il y a la crise que ce champ de manœuvre est plus que jamais ouvert au développement de nos entreprises. Nous représentons en effet une alternative aux autres modes de transport qui ont démontré leurs limites.

Rendez vous compte que plus de 80 % du marché reste à conquérir  et que les perspectives de développement sont immenses pour notre branche d’activité.

L'utilisation des voitures particulières est de plus en plus remise en cause pour plusieurs raisons

- le coût de plus en plus élevé de l’énergie

- Les difficultés de stationnement

- La prise de conscience de l’importance des voyages partagés pour l’environnement

- Le vieillissement de la population et le recours accru aux services à la personne notamment le déplacement (individuel ou de groupe).

J’ajoute à cela deux marchés très importants desquels nous sommes pratiquement exclus

- L’un par notre manque d’initiative et d’organisation efficace. C’est  le marché  généré par le développement du tourisme de masse en provenance des pays émergents. Je reviendrais sur ce sujet dans un exposé à part.

- L’autre par notre éparpillement et inconscience de l’importance d’être uni pour être fort.
Il s’agit du conventionnement pour accéder au marché du transport remboursé par la CPAM.  Notre exclusion par les CPAM est tout simplement injuste et illégale.

Nous rappelons que la catégorie des véhicules LOTI n’est même pas répertoriée dans les statistiques officielles. Nous sommes encore invisibles.

Prochainement, nous exposerons (aux adhérents)  les multiples possibilités qui nous sont offertes pour conquérir ces marchés et trouver enfin le plein emploi de notre parc de véhicules.

Mais avant de prétendre faire la conquête de ces marchés, ne devrions-nous pas entreprendre une critique de nous même Peut être cela nous permettra de nous améliorer pour mieux aller de l’avant.

En effet,

-  La majorité des entreprises de transport de voyageurs sont des micro-entreprises voire pour la plupart des entreprises individuelles avec un seul véhicule et une simple domiciliation chez soi.  Isolés face aux charges et échéances avec  l’appréhension de ne pas trouver assez de clients, ces nouveaux collègues sont  peu enclins à penser développer  une action commune et adhérer à l’union.

-  Dans beaucoup de cas, nous pouvons constater une faible perception des perspectives à moyen et long terme. La gestion au jour le jour se traduit par une concurrence acharnée (à coup de surenchère sur les commissions accordées) généralement autour d’un cercle réduit d’hôtels.

-  Le développement de ce que nous pouvons appeler les centrales d’appel.  Des sites se développent se présentant comme de véritables entreprises sous-traitent en réalité la  totalité des commandes, avec des commissions allant jusqu’à 35 à 40 %. Ces «entreprises» sont  à très faible valeur ajoutée pour la profession.

Elles squattent  le secteur  sans lui apporter une quelconque amélioration. Généralement  ces entreprises ferment leurs sites subitement  et disparaissent en laissant des ardoises chez leur sous-traitant et des réclamations de clients mécontents. Cela salit encore davantage notre image.

-  Plusieurs entreprises relativement développés ne jouent pas leur rôle de locomotive et ne donnent pas  l’exemple. Peu d’anciens collègues adhèrent aux actions collectives. Un comportement qui conforte les attitudes aveugles, opportunistes et égoïstes.

Bien d’autres exemples d’attitudes qui nuisent à notre profession et qui condamnent notre branche d’activité à rester sous développée  et peu respectée et donc peu écoutée.

Bien entendu je ne développerai pas les effets pervers de cette situation au niveau des pertes subies par l’usager qui ignore ce mode de transport et en reste privé. Par ailleurs le sous développement de notre secteur l'empêche d’assurer des revenus décents pour les transporteurs et de créer des milliers de poste de travail.

Et pourtant, c’est facile d’être unis. Rien ne nous empêche d’adhérer à l’union. C’est le nombre d’adhérents qui permettra à notre union d’exiger de faire partie des commissions de travail à haut niveau. Ainsi il sera fait mention,  dans les rapports officiels et données de bases exposées aux décideurs, de notre problématique. Nous aurons donc l’opportunité de nous défendre et d’offrir  des solutions aux problèmes de déplacement et de transport au niveau local comme au niveau national.

Sachez que sans vos adhésions il est très difficile d’avoir notre mot à dire.

Le meilleur acte militant c’est l’adhésion. Adhérer et faire adhérer, il n y a pas d’autre alternative. Et ce n’est pas difficile.

L’UPTP a besoin de vous en tant qu’adhérents et non seulement des sympathisants de circonstance.

Votre adhésion massive nous permettra de changer la donne. Nous serons considérés comme l’une des plus grandes organisations professionnelles au lieu d’être vu comme le secteur le moins développé.

Soyez attentifs à cela car c’est de votre capacité à renforcer l’union que dépendra le développement ou la baisse de votre activité demain.

Si vous rêvez  conquérir des marchés n’oubliez pas qu’il faudrait d’abord  en préparer les conditions institutionnelles. Or ces conditions ne vous seront offertes que si les pouvoirs publics au niveau local comme au niveau national en donnent les moyens.

Aussi inventif et stratèges que peuvent être vos représentants, ils ne peuvent en aucun cas maquiller la réalité de notre degré de solidarité. Seul votre réel adhésion est capable de traduire votre union et permettra à l’UPTP d’être forte et transformer cette visibilité en force de négociation pour obtenir les outils institutionnels nécessaires à la conquête du marché de transport de personnes.

N.Fakir

 
 

Comment les rapports officiels nous décrivent: (Dans le site officiel du ministère du transport)

Le transport routier urbain
…..
Le parc de véhicules de - de 10 places, y compris le conducteur, est estimé approximativement à 5 000 véhicules dont la capacité varie entre 4 et 9 places.

Le Code de la route ne leur fait pas de place particulière et la réglementation européenne les ignore.

Ces véhicules sont néanmoins affectés aux transports, urbains, interurbains, réguliers ou occasionnels, comme le sont les véhicules de transport en commun, la notion juridique de transport public de personnes n’étant pas liée à la capacité du véhicule utilisé.

L’utilisation des véhicules de - de 10 places, y compris le conducteur, relève des services de proximité dans le contexte des transports réguliers.

Ces véhicules posent un problème de concurrence avec les professions voisines, que sont les taxis et les voitures de remise.
……..


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