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FAUT-IL TOUT CEDER AUX CORPORATIONS AU DEPEND DES MALADES ?

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FAUT-IL  TOUT CEDER AUX CORPORATIONS AU DEPEND DES MALADES ?

De plus en plus de difficultés sont vécues au quotidien par bon nombre d'usagers de l'assurance maladie, dont l'état de santé nécessite des transports itératifs auprès des hôpitaux et autres centres de soins.

Depuis 2009, et dans un souci "affiché" d'économies, l'assurance maladie a décidé de suspendre tout conventionnement avec les sociétés de transport non sanitaire, au profit unique des taxis. De ce fait, seules les sociétés d'ambulances/VSL et taxis sont habilitées à transporter les assurés.

Les conséquences sur le confort des patients sont bien souvent inadmissibles, en dialyse notamment, où les patients attendent parfois plus d'une heure, avant que leurs transporteurs ne viennent les chercher.

En effet, l'utilisation des taxis s'avère pratique lorsqu'il s'agit d'un transport ponctuel, mais à partir du moment où le transport devient récurent, il est très rare de voir un taxi s'engager dans la durée. Sans compter le nombre de taxis conventionnés qui finalement ne veut plus transporter d'assurés à cause des contraintes liées à la facturation (trop de "paperasse", délais de paiement qu'ils estiment trop long...).

Quant aux VSL, leur présence en IDF est bien trop faible. Et quand on sait que seules les sociétés d'ambulances peuvent exploiter les VSL, on comprend vite qu'elles n'ont pas intérêt financièrement à proposer ce mode de transport (une personne dialysée qui effectue 26 transports en un mois, le remboursement est de 600€ pour un VSL et 2800 à 4000€ pour une ambulance).

Aujourd'hui, il existe une alternative : les transporteurs titulaires de la capacité de transport de personnes. Le statut de transporteur précommandé permet une grande capacité d'organisation et de flexibilité. Le confort du patient, qui est tout de même primordial dans cette affaire, ne peut en être que meilleur.

De plus les sociétés de transport non sanitaire, implantées depuis longtemps sur le 93 et bénéficiant de convention (car elles ont été obtenues avant 2009), pratiquent des tarifs qui s'alignent sur ceux des VSL, donc représentent un coût largement inférieur aux taxis.


Ces sociétés pourraient donc proposer des conditions de transport optimales (véhicules aménagés, réduction du temps d'attente pour les usagers…) en faisant réaliser des économies à l'assurance maladie… tout comme le préconise le rapport de septembre 2010 de Monsieur EYSSARTIER portant sur la rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre.

L'UPTP s'apprête aujourd'hui à solliciter, auprès des autorités compétentes, le droit de transporter sous couvert de convention avec l'assurance maladie.

Les usagers qui souffrent de pathologies parfois très invalidantes ne doivent pas être pris en otage et doivent pouvoir bénéficier d'un traitement digne. Ils n'ont pas choisi d'être malades, ils n'ont pas à subir en plus les dérives du corporatisme  dans le transport..

Nous allons solliciter l'appui des associations de malades comme la CISS dans notre démarche. Je pense que le poids du CISS pourra largement contribuer à faire avancer notre cause, et dans le même temps, remplir un de ses objectifs principal : défendre les intérêts des personnes malades.             

Notre plan d'action consiste à

1/ Demander à faire partie du Conseil national des transports

2/ Demander à être consulté à l'instar des autres représentants de transports de personnes pour tout projet legislatif organisant le secteur.
3/ Agir au niveau de l'ensemble des pouvoirs et institutions :

+ La CNAM
+ L'executif à travers les differents ministères (santé, transport, finances etc)
+ Le législatif en faisant intervenir les parlementaires à ce sujet.
+ Le judicaire en préparant les conditions favorables à des actions en justice
+ Les medias en organisant des rencontres avec les journalistes
+ Les associations concernées, comme la CISS, pour leur appui

Chérifa SAHIRI
Commission CNAM

U.P.T.P

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