Un discours écologique - UPTP

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Un discours écologique

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Un discours écologiquement éclairé et juste ....... en face …. des pratiques insouciantes  de l'environnement et de plus…discriminatoires


15/08/09

Les véhicules affectés au transport public de personnes (VLTP) sont traités comme des véhicules de particuliers et de ce fait ces entreprises de transport public de personnes se voient discriminés par rapport aux autres (taxi et bus).

- Interdits des couloirs de «bus»
- Interdits des voies expresses vers l'aéroport
- Interdits des espaces d'attente et dépose de voyageurs à l'aéroport avec un parking plus cher que pour les voitures des particuliers

Et pourtant, ces entreprises détiennent des licences à cet effet et participent à l'amélioration du transport ….  mieux encore elles développent des trésors d'imagination et d'innovation pour diversifier les offres de services aux usagers et aux touristes.

Par ailleurs, elles portent en elles les germes d'une solution écologique au transport urbain, puisque de par leur mode de fonctionnement elle représentent une réelle chance pour le développement dans des conditions rationnelles et pratiques le système de co-voiturage tant prôné par les discours politiques. (cf. les volumes et rapports issus des Grenelle de l'environnement sur le développement durable, la réduction des gaz à effet de serre,  et patati et patata..).

Or, dans la pratique au quotidien, ces entreprises qui exercent dans ce secteur VLTP se voient confrontées à des murs de pratiques discriminatoires et décourageantes qui nous laissent perplexes.

A force de discriminer les véhicules de transport public de personnes, l'administration finit par discriminer l'usager du transport en Ile de France.

En effet, l'interdiction injustifiée faite aux VLTP d' accéder aux voies expresses, cause énormément de tort aux usagers qui ont choisi ce mode de transport. En effet, en agissant ainsi, l'administration intervient dans le jeu de la concurrence, au profit des taxis et bus, et aux dépens des VLTP pourtant qualifiés comme transport public de personnes.

Le tort est que les entreprises incriminées offrent des formules pas chères pour le déplacement notamment entre Paris et les aéroports. Mais elles n'ont pas le poids suffisant pour faire valoir cet avantage en faveur du consommateur.

Souvent, des usagers  âgés ou de conditions modestes, qui ne peuvent payer un taxi pour l'aéroport et ne peuvent utiliser les services du train ou de bus étant l'éloignement des stations, choisissent la formule de navette a prix partagé. Ils obtiennent ainsi les avantages du bus (prix) mais également ceux du taxi puisque le chauffeur va les chercher ou les ramener à domicile (Porte à Porte).

Mais ces usagers sont discriminés par l'administration puisque les véhicules VLTP ne peuvent emprunter les voies rapides.

L'administration est de fait un acteur dans le jeu de la concurrence car elle  incite les usagers à prendre un mode de transport plutôt qu'un autre, même si les usagers trouvent eux leur  intérêt à choisir la VLTP.

Ce qui est sûr c'est que ces pratiques discriminatoires obéissent parfois bel et bien à une logique et considérations corporatistespour preuve des sociétés privées de transport de personnes bénéficient elles de régimes d'exception et empruntent les voies expresses, et les aires professionnelles de dépose à l'aéroport,  mais pas les autres (je ne cite, intentionnellement, personne).

Ce qui reste incompréhensible, c'est que l'administration semble oublier qu'au centre de toute activité économique et du transport notamment, il y a le consommateur ou l'usager. C'est à lui que l'on doit penser pour encourager ou décourager telle ou telle pratique (hallucinant quand on parcourt les volumes de rapports à ce sujet au niveau du ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce et …..)

Si notre mode de transport est un transport public de personnes,  appellation utilisée par l'administration qui nous a délivré des licences à cet effet, pourquoi l'usager de notre transport se trouve-t-il  pénalisé dans les embouteillages alors qu'il peut emprunter comme les autres usagers les voies expresses Ou alors, quand il opte pour notre mode de transport,  cet usager perdrait-il sa qualité d'USAGER DU TRANSPORT PUBLIC

Notre capacité d'adaptation est à toute épreuve, nous avons les berlines de 4 places, les minibus de 8 places et plus et même des mototaxis, notre parc commence déjà à faire valoir le facteur écologique dans la mesure ou certains d'entre nous sont équipés  totalement de voitures écologiques (un hommage tout particulier à la société VERTUR), nous avons des véhicules pour personnes à mobilité réduite etc…. . Grâce à cette diversité du parc, le consommateur n'a que l'EMBARRAS DU CHOIX , ce choix même que les pratiques administratives semblent lui refuser.
 
Le comportement de l'administration au gré des rapports de forces entre corporations et au détriment du consommateur aboutit à une situation paradoxale où 45 000 véhicules VLTP exercent à Londres et 40 000 à New York et à peine 8000 à Paris, la métropole qui reçoit le plus de touristes (au passage rappelons qu'au niveau de la création d'emploi, il y a la aussi matière à se poser des questions sur la crédibilité des discours qui placent l'emploi au centre de leur priorité).
 
A titre de rappel, à Londres, les véhicules loués avec chauffeur peuvent circuler dans les voies de bus.  Ces véhicules sont également exemptés de la "congestion charge" ( Péage urbain de Londres).  Auraient-ils compris mieux que nous l'enjeu écologique du transport collectif flexible et adaptéForce est de constater que OUI.

Si l'objectif tacite à Paris et en IDF est de cantonner le consommateur dans un choix limité pour se déplacer, et si l'ensemble des organes et entités de représentation de cet usager s'en accommodent, c'est qu'alors la cause est entendue….c'est efficace..…………..

N-E Fakir


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